Revenus provenant du RPC et de FERR : Penser différemment

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Par Erin Gendron, le 20 mai 2021

La plupart des nouveaux clients qui viennent dans notre cabinet ont deux impressions très répandues à propos du revenu de retraite.

La première réside dans le fait que chaque fois que vous pouvez reporter l’impôt à payer, vous devriez le faire, et cela veut dire d’attendre jusqu’au délai statutaire pour convertir votre REER en un FERR – à savoir la fin de l’année au cours de laquelle vous atteignez l’âge de 71 ans. Si ce n’est pas possible, vous devriez minimiser vos paiements de FERR dans la mesure du possible et compter sur d’autres sources de revenu.

La deuxième est que dès que vous êtes admissible aux paiements provenant du Régime de pensions du Canada (RPC) – à l’âge de 60 ans – vous devriez commencer à vous en prévaloir.

Bien que cette hypothèse puisse convenir à certaines personnes, pour de nombreuses personnes – particulièrement celles qui ont des épargnes considérables et qui ont le potentiel d’une espérance de vie plus élevée que la moyenne – le fait d’agir sur la base de ces hypothèses reviendrait à laisser sur la table un montant d’argent étonnamment élevé de revenu de retraite.

S’opposer à la sagesse populaire

Au lieu de se prévaloir des paiements provenant du RPC plus tôt et des revenus de FERR plus tard, beaucoup de personnes en bénéficieraient plus en faisant exactement l’inverse : reporter les paiements provenant du RPC jusqu’à l’âge de 70 ans – ou le plus près possible de 70 ans – et de commencer les revenus de FERR bien avant la date limite de conversion pour répondre à leurs besoins de liquidités.

Lorsque vous vous prévalez des paiements du RPC avant l’âge de 65 ans, vos prestations sont réduites de 0,6 % par mois, ou 7,2 % par année. Cela signifie que si vous commencez à toucher les prestations provenant du RPC à l’âge de 60 ans, vous verrez une réduction totale de 36 %. Par contre, si vous commencez à toucher des paiements provenant du RPC après l’âge de 65 ans, vos prestations augmentent de 0,7 % par mois, ou 8,4 % par année, ce qui veut dire qu’en reportant le plus longtemps possible – jusqu’à l’âge de 70 ans – fait étonnamment monter vos paiements provenant du RPC de 42 %.

Une étude récente chiffre en dollars cette différence, en expliquant « qu’un Canadien moyen touchant le revenu du RPC médian qui choisit de prendre les prestations à l’âge de 60 ans plutôt qu’à l’âge de 70 ans renonce à une valeur de plus de 100 000 $ (en dollars courants) en revenu viager sécurisé ». Malgré cela, au cours de la dernière décennie, la plupart des Canadiens ont commencé à toucher leurs prestations du RPC à l’âge de 60 ans, et moins de 1 % attendent jusqu’à l’âge de 70 ans.

Examinons un exemple hypothétique, quoique très typique, afin d’illustrer comment cette idée puissante peut être intégrée dans un régime de revenu de retraite holistique et personnalisé.

Étude de cas : Bernard et Johanne

Bernard et Johanne, des voisins de longue date, prévoient tous deux prendre leur retraite à l’âge de 60 ans après avoir travaillé d’arrache-pied et épargné diligemment pendant des décennies. Outre une rente annuelle de 30 000 $, ils ont chacun des épargnes de 500 000 $ dans des REER et ils sont tous deux admissibles à des paiements mensuels du RPC de 1 100 $ à l’âge de 65 ans. Un revenu mensuel net de 4 500 $ (54 000 $ par année) leur permettrait de vivre leur retraite selon le mode de vie auquel ils avaient rêvé pour eux-mêmes.

Bernard et Johanne ont des situations financières presque identiques, mis à part un détail très important : Johanne fait affaire avec un conseiller en placements, tandis que Bernard ne fait pas affaire avec un conseiller en placements.

RPC : Cela vaut la peine d’attendre

Bernard commence à toucher ses prestations provenant du RPC dès qu’il prend sa retraite. Comme la plupart des personnes, il met l’accent sur le court terme et conclut que, étant donné qu’il est admissible à avoir ce montant supplémentaire d’argent dans ses poches, il est tout aussi bien de ne pas attendre. Il reçoit 704 $ par mois (8 448 $ par année), ce qui est bien inférieur au montant de 1 100 $ qu’il recevrait s’il attendait jusqu’à l’âge de 65 ans et moins de la moitié du 1 562 $ qu’il recevrait s’il attendait jusqu’à l’âge de 70 ans.

Bernard passe une retraite heureuse et meurt à la fin de ses quatre-vingt-sept ans. En tout, il a perçu 312 000 $ en revenus provenant du RPC (avant impôts) au cours de ses 27 années de retraite.

Johanne aborde la question différemment. À la suggestion de son conseiller, qui l’a toujours encouragé à penser à long terme, Johanne a reporté les paiements provenant du RPC jusqu’à l’âge de 70 ans. Pour ce qui est du revenu dont elle a besoin jusqu’à ce moment-là, elle effectue des retraits de ses épargnes de retraite. Une fois qu’elle atteindra 70 ans, elle commencera à toucher des prestations provenant du RPC de 1 562 $ par mois (18 744 $ par année), montant que son conseiller fait remarquer est de 42 % plus élevé que ce qu’elle aurait reçu si elle avait commencé à toucher ses prestations provenant du RPC à l’âge de 65 ans.

Tout comme Bernard, Johanne passe une retraite heureuse et meurt à la fin de ses quatre-vingt-sept ans. Au cours de ses 27 ans de retraite, elle a touché 487 000 $ en revenu (brut) provenant du RPC.

En touchant ses prestations provenant du RPC plus tôt, Bernard a épongé une perte viagère de 175 000 $ (la différence entre le 487 000 $ de Johanne et son propre 312 000 $). Cette perte devient particulièrement importante lorsque nous prenons en considération que Bernard avait 45 % de possibilités de vivre jusqu’à l’âge de 95 ans, ce qui aurait augmenté considérablement ses besoins de liquidités.

FERR, décès et impôts

Johanne devait compter sur des retraits de FERR plus élevés pour répondre à ses besoins de revenu au cours de ses premières années à la retraite, tandis que Bernard a effectué des retraits plus minimes pour répondre à son objectif de revenu après impôts. Quelles sont les répercussions à long terme?

En supposant des taux de rendement égaux, à l’âge de 70 ans, le FERR de Bernard est évalué à 444 000 $, tandis que celui de Johanne est évalué à 336 000 $. Fait important cependant, à l’âge de 70 ans, les besoins de revenu de Johanne sont satisfaits avec un revenu provenant du RPC plus élevé, et ainsi les retraits de son FERR peuvent être placés dans son CELI et un compte non enregistré pour être utilisés ultérieurement.

Si l’on avance dans le temps à l’âge de 87 ans, le FERR de Bernard est maintenant évalué à 256 000 $. Environ 137 000 $ en impôts seront payables sur ce montant par sa succession, laissant une valeur successorale nette de 119 000 $.

À l’âge de 87 ans, le FERR de Johanne est évalué à 222 000 $, tandis que les montants dans son CELI et son compte non enregistré s’élèvent à 85 000 $, pour un grand total de 307 000 $. Les impôts successoraux de 117 000 $ laissent une valeur successorale nette de 190 000 $, ce qui est 71 000 $ de plus que ce que Bernard a été en mesure de léguer à ses êtres chers.

En conclusion

Comme c’est souvent le cas dans la vie, la façon la plus courante de procéder n’est pas nécessairement la meilleure façon. Et c’est en fait le cas de la planification de revenu de retraite.

Pour de nombreuses personnes, le fait de reporter les paiements provenant du RPC et de compter plus sur les retraits de FERR au cours des premières années de retraite peut donner lieu à un revenu plus élevé, à des impôts viagers moins élevés et à un meilleur héritage pour les êtres chers et les organismes de bienfaisance.

Comme c’est le cas de tous les aspects de la gestion de patrimoine, le mieux à faire est de consulter un spécialiste – un conseiller en placements avec de l’expertise en planification financière holistique – pour connaître laquelle des approches au revenu de retraite est la plus appropriée pour votre situation financière personnelle.

Erin Gendron, CFP® est une conseillère en placements et planificatrice financière à CrossPoint Financial, iA Gestion privée de patrimoine à Ottawa (Ontario). Vous pouvez la joindre au 613 228-7777 ou erin@crosspointfinancial.ca

Cet article a pour but de fournir des renseignements strictement généraux sur certains sujets et ne doit pas être considéré comme un avis fiscal ou juridique. Veuillez obtenir un avis professionnel indépendant pour évaluer votre situation particulière. iA Gestion privée de patrimoine inc. est membre du Fonds canadien de protection des épargnants et de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières. iA Gestion privée de patrimoine est une marque de commerce et un autre nom sous lequel iA Gestion privée de patrimoine inc. exerce ses activités.

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Protégez vos finances en désignant une personne-ressource de confiance

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De iA Gestion privée de patrimoine, le 22 août 2022 La plupart des gens peuvent prendre leurs propres décisions financières. Ils peuvent certes faire appel à un conseiller en placements, mais ont la capacité de prendre des décisions éclairées en se fondant sur les conseils reçus. Or, que se passerait-il si vous deveniez inapte? Ne serait-il pas rassurant de savoir que quelqu’un interviendra et protégera vos intérêts financiers? C’est là qu’une personne-ressource de confiance pourrait entrer en scène. Désigner une personne-ressource de confiance Les organismes de réglementation des valeurs mobilières au Canada comprennent les risques liés à l’inaptitude et ont par conséquent établi une norme régissant la désignation d’une personne-ressource de confiance (PRC). Vous pouvez autoriser votre conseiller à joindre la PRC de votre choix si ce dernier craint que vos capacités physiques ou mentales soient en déclin ou s’il soupçonne que vous êtes victime de fraude ou d’une autre forme d’exploitation financière, y compris de pressions financières indues de la part d’un proche. La PRC que vous avez désignée devrait bien comprendre votre situation personnelle et financière globale. Un membre de la famille, un ami proche ou un soignant est fréquemment désigné comme PRC, mais vous pourriez faire appel à un avocat ou un comptable de confiance pour qu’il protège le mieux possible vos intérêts en cas d’inaptitude. Qui que vous choisissiez, prenez le soin d’informer cette personne de votre décision et de vous assurer qu’elle connaît ses responsabilités et accepte de remplir ces importantes fonctions. En quoi consiste le rôle d’une PRC? Disons que votre conseiller soupçonne que vos facultés cognitives déclinent ou que vous manifestez des signes de démence. Vous pourriez prendre des décisions financières aberrantes ou prendre plus de risques que d’habitude. Un fraudeur pourrait aussi prendre le contrôle de votre messagerie électronique et envoyer des demandes inhabituelles à votre conseiller, par exemple lui demander de vendre certains placements et de transférer les fonds dans un compte externe. Dans les cas de ce genre, votre conseiller communiquera avec la PRC que vous avez désignée et lui demandera si elle a récemment remarqué quelque chose d’inhabituel dans votre comportement ou vos activités. La PRC répondra du mieux possible et pourrait effectuer un suivi pour vous confirmer son point de vue. Contrairement aux personnes ayant une procuration, la PRC ne peut pas prendre en votre nom des décisions concernant vos finances ou votre santé et n’a pas le pouvoir de négocier des opérations dans vos comptes de placement. La PRC n’a même pas accès à vos comptes. Son rôle principal consiste à protéger vos intérêts le mieux possible. Qui a besoin d’une PRC? La désignation d’une PRC constitue une pratique exemplaire et tout le monde devrait envisager l’ajout de cette couche de protection à ses comptes de placement. Les personnes âgées ayant tendance à être plus vulnérables à l’exploitation financière, l’ajout d’une PRC à leurs comptes devrait être absolument prioritaire. La désignation d’une PRC peut aussi être utile si vous vous déplacez beaucoup et que votre conseiller ne peut facilement communiquer avec vous. Si votre conseiller ne peut vous joindre alors qu’une question financière cruciale et sensible au temps requiert votre attention immédiate, il peut demander à la PRC de vous communiquer vos coordonnées. Comme la confidentialité reste primordiale dans la relation conseiller-client, votre conseiller divulguera strictement les renseignements que la PRC doit connaître dans les circonstances. Dans le même ordre d’idées, l’obligation de la PRC consiste exclusivement à se porter garante de votre santé ou de votre état d’esprit actuel en lien avec votre situation financière ou à communiquer vos coordonnées au conseiller, si cela est nécessaire. Il est important de désigner une PRC pour protéger le mieux possible vos intérêts et assurer l’intégrité de vos finances. La désignation d’une PRC peut vous procurer la tranquillité d’esprit et représente, pour votre famille et vous-même, une mesure supplémentaire de protection et de réconfort lorsque cela est indispensable. Pour en savoir plus sur la manière dont une PRC peut contribuer à protéger vos finances, communiquez avec nous dès aujourd’hui.
Maximisez le REEE de votre enfant

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De iA Gestion privée de patrimoine, le 15 août 2022 Un diplôme d’études postsecondaires demeure l’une des formes d’éducation les plus précieuses, ainsi que la clé pour accéder à d’innombrables options de carrière. Mais le financement de ces études peut exiger des années d’économies de la part des parents et des grands-parents avant que votre enfant n’obtienne son diplôme d’études secondaires. Heureusement, un peu d’aide du gouvernement sous la forme d’un régime enregistré d’épargne-études (REEE) peut faire beaucoup. Fonctionnement d’un REEE Un REEE est un compte à l’abri de l’impôt qui offre une subvention gouvernementale jusqu’à concurrence d’un certain montant chaque année, ce qui augmente l’épargne des parents pour les études de leurs enfants. Il existe deux types de comptes REEE : les comptes individuels et les comptes familiaux. Presque n’importe qui au Canada peut ouvrir un REEE individuel pour un étudiant (bénéficiaire) résidant au Canada, tandis que l’ouverture d’un REEE familial est limitée aux parents ou grands-parents de l’enfant (ou des enfants). Il existe quelques différences entre ces deux types de comptes, notamment en ce qui concerne certaines stipulations relatives aux bénéficiaires, mais les détails pratiques sont les mêmes. L’un des principaux objectifs est de contribuer régulièrement à un REEE et de profiter des subventions gouvernementales. Plus vous commencerez le régime tôt, plus votre argent pourra profiter d’une croissance composée à l’abri de l’impôt, ce qui pourrait créer un important fonds lorsque l’enfant sera prêt à poursuivre des études postsecondaires. Même s’il est préférable d’ouvrir un REEE le plus tôt possible, l’ouvrir plus tard peut tout de même faire une différence pour que votre enfant ait la capacité de payer le coût des études supérieures. Vous pouvez détenir différents placements dans un REEE, y compris des actions, des obligations, des CPG, des fonds communs de placement et des FNB. Un conseiller en placements peut vous aider à choisir la bonne combinaison de placements pour votre régime. Les cotisations ne sont pas déductibles d’impôt, mais l’impôt sur la croissance des placements dans le régime est reporté jusqu’à ce que le bénéficiaire retire des fonds pour ses études. Étant donné que les étudiants se trouvent habituellement dans une tranche d’imposition inférieure, les retraits d’un REEE ne devraient pas entraîner une lourde facture fiscale. Tirez parti des subventions gouvernementales Les droits de cotisation à vie dans un REEE sont de 50 000 $ par bénéficiaire. Bien que vous puissiez cotiser 50 000 $ en un seul montant forfaitaire, il peut être avantageux de verser des cotisations régulières moins élevées. Pourquoi? Jusqu’à ce que le bénéficiaire atteigne l’âge de 17 ans, le gouvernement fédéral versera une somme équivalente aux cotisations à hauteur de 20 % par année dans le cadre du programme de Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE), jusqu’à concurrence de 500 $ par année. Par conséquent, de nombreuses personnes visent à verser environ 2 500 $ par année pour maximiser la SCEE. Si vous cotisez 50 000 $ au cours d’une année, le REEE ne recevra que 500 $ en SCEE à vie, comparativement à la limite à vie de 7 200 $ si vous versez des cotisations annuelles régulières. Si vous ne maximisez pas la SCEE au cours d’une année donnée, vous pouvez reporter les droits de subvention inutilisés jusqu’à concurrence de 1 000 $ annuellement. Qu’arrive-t-il à un REEE inutilisé? Un REEE peut demeurer ouvert jusqu’à 36 ans, et il est flexible quant aux programmes admissibles (c.‑à‑d., l’enfant peut faire des études postsecondaires à temps plein ou à temps partiel, et se tourner vers l’université, le collège ou les métiers). Si le bénéficiaire initial ne poursuit pas d’études postsecondaires, vous pouvez changer le bénéficiaire dans un REEE individuel ou ajouter un autre bénéficiaire à un REEE familial. Si le REEE n’est pas utilisé après 36 ans, les cotisations et la croissance des placements peuvent être transférées dans votre REER (ou celui de votre conjoint) sans qu’il y ait d’impôt à payer si certaines conditions sont remplies, tandis que la subvention et les gains réalisés doivent être retournés au gouvernement. Si vous choisissez de fermer le régime, vous récupérez les cotisations en franchise d’impôt, la croissance des placements devient un revenu imposable pour vous et la subvention doit être retournée. Dans l’ensemble, un REEE est un moyen pratique et fiscalement efficace pour aider à couvrir les coûts toujours croissants associés aux études postsecondaires. Un conseiller en placements peut vous aider à : remplir tous les documents requis pour ouvrir un REEE; établir un calendrier de cotisations adapté à votre situation financière; mettre en œuvre une stratégie de placement pour répondre à vos besoins particuliers (et à ceux de votre enfant); maximiser la croissance des subventions de la SCEE et des cotisations à un REEE. Nous pouvons vous offrir du soutien pour tous les aspects importants de votre plan de patrimoine, y compris les REEE, alors n’hésitez pas à communiquer avec nous aujourd’hui.
Nouveau compte fiscalement avantageux pour les acheteurs d’une première maison

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Par iA Gestion privée de patrimoine, le 2 août 2022 Tout le monde sait que le marché de l’habitation au Canada est surchauffé depuis des années. Alors que les prix de l’immobilier continuent de grimper, de nombreux acheteurs potentiels d’une première maison se sentent exclus du marché. Bien qu’il n’y ait pas de solutions miracles aux défis créés par l’insuffisance de logements abordables, le gouvernement du Canada a présenté dans son budget fédéral de 2022 une mesure qui vise à aider les premiers acheteurs à économiser de l’argent pour acheter une maison. Le gouvernement travaille avec les institutions financières pour mettre la dernière main aux détails du compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP), en vue de son déploiement en 2023. Qu’est-ce que le CELIAPP? Le Compte d'épargne libre d'impôt pour l'achat d'une première propriété (CELIAPP) est un compte enregistré destiné aux Canadiens de 18 ans et plus qui n’ont jamais possédé de maison ou qui n’en ont pas possédé au cours des quatre dernières années civiles. Bien que le nom du compte soit un peu fautif puisque, techniquement, il n’est pas nécessaire d’être un acheteur d’une première maison pour en ouvrir un, le CELIAPP permet néanmoins aux Canadiens admissibles de cotiser jusqu’à concurrence d’un plafond à vie de 40 000 $. Le plafond de cotisation annuel est de 8 000 $ et les droits inutilisés ne peuvent pas être reportés à une année ultérieure (comme c’est le cas pour un CELI ou un REER). Le CELIAPP procure deux avantages fiscaux notables : Les cotisations sont déductibles d’impôt, de sorte que le montant versé dans votre CELIAPP sera retranché de votre revenu imposable pour l’année au cours de laquelle vous avez cotisé. Tous les retraits (y compris les gains liés aux placements) du CELIAPP sont libres d’impôt, à condition que vous retiriez l’argent pour vous aider à acheter une maison. Comme pour la plupart des autres comptes enregistrés, vous pouvez détenir un vaste éventail de placements dans votre CELIAPP, que ce soit des actions, des obligations, des fonds communs de placement, des FNB ou plus encore. Toutefois, n’oubliez pas que votre CELIAPP ne peut rester ouvert que pendant 15 ans. Si vous investissez dans des titres risqués sujets à de spectaculaires fluctuations de prix, vous ne disposerez peut-être pas de suffisamment de temps pour vous remettre des pertes importantes, surtout si les titres baissent fortement à l’approche de la limite de 15 ans. La meilleure chose à faire est de consulter votre conseiller en placements pour obtenir des conseils sur les titres qui conviennent le mieux à votre horizon de placement et à votre capacité à assumer le risque. Si vous n’utilisez pas votre CELIAPP pour acheter une maison dans une période de 15 ans, vous devez fermer le compte. Vous pouvez transférer les actifs dans un REER ou un FERR en franchise d’impôt ou simplement retirer les fonds, mais dans ce dernier cas, le montant sera entièrement imposable à titre de revenu. CELIAPP ou RAP : lequel est mieux? Le CELIAPP n’est pas la seule option que le gouvernement offre aux acheteurs d’une première maison. Le Régime d’accession à la propriété (RAP) vous permet de retirer jusqu’à 35 000 $ de votre REER en franchise d’impôt pour acheter votre première maison. Vous disposez de 15 ans pour rembourser ce montant dans votre REER, selon un calendrier prescrit qui comprend un remboursement minimal annuel (vous pouvez rembourser un montant plus élevé au cours d’une année donnée, ou rembourser le montant intégral en tout temps avant la fin de la période de 15 ans). Si vous ne remboursez pas le montant intégral dans la période de 15 ans, le solde impayé est considéré comme un revenu imposable. Chaque régime comporte des avantages et des inconvénients, et il faut savoir que vous ne pouvez pas utiliser à la fois le CELIAPP et le RAP. Le régime vous convenant le mieux dépend de votre situation personnelle – votre conseiller en placements peut vous aider à prendre une décision. Beaucoup de gens commencent à cotiser à un REER avant d’être prêts à acheter une maison, alors le RAP vous permet de puiser dans l’argent que vous avez déjà épargné. Il n’est pas possible d’ouvrir un CELIAPP si vous n’avez pas beaucoup d’argent à votre disposition. Toutefois, si vous êtes en mesure de cotiser un montant important, le CELIAPP pourrait mieux vous convenir que le RAP, puisque vous n’êtes pas tenu de rembourser les retraits de votre compte. Le CELIAPP est également utile si vous avez déjà atteint le plafond annuel de cotisation pour d’autres comptes enregistrés et si vous souhaitez épargner d’une autre façon fiscalement avantageuse pour acheter une maison. Ce nouveau type de compte ne règle pas le grave problème des prix exorbitants de l’immobilier, mais il procure aux acheteurs potentiels un moyen supplémentaire d’épargner en vue de l’achat de leur première maison. Pour obtenir des conseils complets de planification du patrimoine pour épargner en vue d’acheter une maison, communiquez avec nous dès aujourd’hui.
Comprendre les titres professionnels des conseillers

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Par iA Gestion privée de patrimoine, le 20 juillet 2022 Les placements sont un élément essentiel pour se constituer un coussin de retraite. Ils peuvent toutefois s’avérer complexes, chronovores et même nuisibles en l’absence des recherches et de l’orientation nécessaires. C’est pourquoi de nombreux Canadiens font appel à un conseiller pour les aider à choisir les solutions et les stratégies de placement qui leur permettront de réaliser leurs objectifs financiers. Au moment de choisir un conseiller, il est important de s’informer au sujet des titres professionnels qu’il détient et des services qu’il est autorisé à proposer. En vous renseignant sur les titres et les désignations en cours dans l’industrie, vous pourrez déterminer ce qu’un conseiller apporte à la relation et comment il peut vous aider à atteindre vos objectifs en matière de patrimoine. Surveillance réglementaire Deux organismes de réglementation assurent la délivrance de permis aux conseillers au Canada. L’Association canadienne des courtiers en fonds communs (MFDA) [au Québec, ce rôle est assumé par l’Autorité des marchés financiers (AMF)] supervise la réglementation visant les courtiers en fonds communs et les représentants. Les conseillers autorisés par la MFDA et l’AMF peuvent fournir des conseils et exécuter des opérations en lien avec les fonds communs de placement. S’ils répondent aux obligations de compétence accrue, ils peuvent également proposer des fonds négociés en bourse. Par ailleurs, ces conseillers offrent souvent des solutions d’assurance, bien que ces activités relèvent d’un régime de réglementation provincial et fédéral distinct. L’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM) supervise la réglementation des courtiers en valeurs mobilières « de plein exercice » et de leurs conseillers. En plus des produits et services proposés par les conseillers autorisés par la MFDA et l’AMF, les conseillers autorisés par l’OCRCVM peuvent proposer des titres comme des actions individuelles, des obligations, des produits dérivés et des produits de base. De nombreux conseillers autorisés par l’OCRCVM proposent également des produits d’assurance. L’OCRCVM et la MFDA proposent de se fusionner en un seul organisme de réglementation, ce qui devrait permettre une réglementation de l’industrie plus efficace et plus uniforme. Titre du poste L’industrie s’oriente de plus en plus vers la normalisation et la transparence des titres. Par exemple, le conseiller qui détient le titre de représentant inscrit peut utiliser le titre de conseiller en placements ou de conseiller en gestion de patrimoine. Si ce conseiller répond à certains critères (comme de posséder au moins cinq ans d’expérience, de gérer un actif de clients de plus de 40 millions de dollars, etc.), il peut utiliser le titre de conseiller en placement principal ou de conseiller en gestion de patrimoine principal. En tant qu’investisseur, vous pouvez acquérir une meilleure compréhension de l’expérience et des qualifications d’un conseiller uniquement à partir de son titre. Désignations de l’industrie Les titres professionnels qu’un conseiller a acquis reflètent l’ensemble de ses compétences. Pour maintenir leur désignation, les conseillers doivent satisfaire à certaines exigences de formation continue. Voici quelques désignations courantes utilisées par les conseillers : Planificateur financier certifié (Certified Financial Planner®, CFP®). Les conseillers qui détiennent le titre de CFP ont suivi une formation intensive sur tous les aspects de la planification financière et sont outillés pour créer des plans financiers personnalisés. Au Québec, la désignation comparable est celle de planificateur financier (F.Pl.). Planificateur financier personnel® (PFPMD). Les conseillers détenant ce titre se concentrent principalement sur la planification financière pour les particuliers. Les PFP connaissent bien les placements, les solutions d’assurance et la planification fiscale et successorale. Gestionnaire de placements agréé® (CIMMD). Les personnes détenant le titre de CIM s’engagent à choisir les solutions de placement qui conviennent le mieux à chaque client en gérant les placements en fonction des conditions du marché et du contexte économique. Analyste en placements alternatifs agréé (Chartered Alternative Investment Analyst, CAIA). 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Même si les permis et les désignations varient, tous les conseillers qualifiés peuvent apporter une valeur importante. Dans le cas d’un conseiller en placements, il peut fournir des conseils extrêmement éclairés sur la planification financière, la sélection et la surveillance des placements ainsi que la gestion fiscale. De plus, lorsque les marchés sont instables et que les émotions ont tendance à prendre le dessus, ils aident les clients à maintenir le cap vers leurs objectifs à long terme. Nos conseillers peuvent vous aider à atteindre vos objectifs financiers de bien des façons; communiquez avec un membre de notre équipe dès aujourd’hui.